Présentation de l'UNTM

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QUI SOMMES-NOUS : L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est l’organisation syndicale malienne la plus importante. Elle a été créée en 1963 lors du congrès constitutif à Bamako du 24 au 28 juillet.

1. HISTORIQUE

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’Afrique noire française ne peut guère compter sur une métropole largement ruinée qui doit concentrer ses efforts sur sa reconstruction et sa modernisation. La décolonisation est rapidement à l’ordre du jour pour une Europe sortie terriblement affaiblie des conflits suicidaires de la première moitié du siècle. Dans le cas de l’Afrique noire française, il convient de fixer un cadre nouveau aux relations entre la métropole et ses territoires d’outre-mer en même temps qu’il faut organiser les rapports entre ces territoires aux frontières souvent fixées de manière arbitraire

BREF RAPPEL HISTORIQUE DU MOUVEMENT SYNDICAL DANS NOTRE PAYS

18 juin 1945 : Un décret du gouvernement provisoire introduit aux colonies un code du travail indigène qui met fin au travail forcé. Celui-ci, qui avait surtout concerné l’AEF, disparaît des colonies au cours de l’année suivante.

12 décembre 1945 : Fin du statut de l’indigénat (il permettait l’application administrative aux non-citoyens de peines relevant ordinairement des tribunaux) à dater du 1er janvier 1946.

21-23 mars 1946 : L’Assemblée constituante débat de l’abolition du travail forcé prévue par le décret du 18 juin 1945 ; elle est acquise le 11 avril.

17 juin 1946 : Naissance de l’Union régionale des syndicats du Soudan (URSS) affiliée à la CGT. Le syndicalisme a été autorisé en Afrique noire française par un décret du 7 août 1944.

1951 : Congrès syndical interafricain réuni par la CGT à Bamako.

Suite à la loi cadre qui a érigée les colonies en territoires, et à la naissance de l’union générale des travailleurs d’Afrique noir(UGTAN)

21-23 août 1957 : 200 délégués ont représenté 24 syndicats professionnels et 13 syndicats locaux ont crée l’union territoriale des travailleurs du soudan(UTTS) affilié à l’UGTAN en abandonnant le sigle URSS-CGT.

Du 16 au 20 Janvier 1957 : Conférence de Cotonou et création de l’Union Générale des Travailleurs de l’Afrique Noire (UGTAN) Secrétaire Général Hamed Sékou TOURE.

 

Juillet 1957 : 1er CONGRES DE L’UNION TERRITORIALE DES SYNDICATS.

Tenu dans la salle du réfectoire du Lycée Terrassons de Fougères le 1er Congrès de l’Union Territoriale des Syndicats, décidait d’organiser les Femmes Travailleuses en un intersyndical devant s’occuper des problèmes spécifiques des femmes.

AOUT 1957 : Premier Congrès de l’URSS qui donnera naissance à l’Union Territoriale des Syndicats du Soudan. (UTSS) sigle avec lequel nous allions adhérer à l’UGTAN.

FEVRIER 1958 : Proclamation de la République du Soudan et dans le même mois, pour une deuxième fois, intervient un changement de nom : l’UTSS devient Union Territorialedes Travailleurs du Soudan (UTTS). L’Union Territoriale des Travailleurs du Soudan (UTTS), sans changer cette option, a décidé d’œuvrer pour que le Soudan sorte du sous-équipement, et cela dans la collaboration avec les partis politiques visant les mêmes objectifs. Elle préconise « la confrontation des idées » pour trouver « des solutions aux problèmes qui se posent au pays ». Elle se voulait avant tout, comme une organisation nationale désireuse de rehausser l’image et le prestige du Soudan. Mamadou Famady SISSOKO, son Secrétaire général, technicien de génie civil, intellectuel de gauche, va mettre en œuvre un vaste programme de formation syndicale, mais aussi politique. Le but visé étant de rendre le travailleur capable d’appréhender les relations Capital-Travail, d’analyser l’évolution politique du pays, de l’Afrique et du monde.

Mamadou Famady SISSOKO préconise un rapprochement étroit avec le parti USRDA, dont il était un militant actif. Il devait œuvrer pour effacer les divergences nées du Référendum de 1958 et exprimer la volonté de faire du pays, un modèle de nationalisme et de patriotisme.

En 1959 l’UTTS prend le nom de l’union nationale des travailleurs du soudan(UNTS)

AVRIL 1959 : 2e Congrès de l’Organisation Syndicale qui donnera naissance à l’Union Nationale des Travailleurs du Soudan (UNTS)

Du 25 au 28 Février 1960 : Tenue du 3e Congrès de l’UNTS et élection de Mamadou Famady SISSOKO comme Secrétaire Général.

Les autres fractions ayant rejoint l’UNTS, pour répondre à l’Unité Syndicale : l’UNTS se rebaptise : Union Syndicale des Travailleurs du Soudan (USTS).

22 Septembre 1960 : Accession de la République du Mali à la souveraineté National et Internationale.

21 Novembre 1961 : Ouverture de l’Ecole Syndicale dénommée (Ecole des CadresSyndicaux) à la Bourse du Travail. Il faut rappeler ici l’assistance de Gilbert et de Julius, mis à la disposition du Syndicat des Cheminots par la Fédération des Cheminots de la CGT de France. L’UNTS a réussi à convaincre les travailleurs d’accepter des bas salaires. En compensation, elle s’engage à défendre une politique de subvention des prix des produits de base de développement du mouvement coopératif et une politique de transformation des entreprises privées en sociétés d’Etat de contrôle nationale sur le commerce Import Export de création d’une monnaie nationale, « pas décisif vers la consolidation de l’indépendance économique du pays ».

Rappelons qu’un nouveau Code National du Travail a été adopté le 19 Août 1962. L’UNTS s’est fortement impliquée dans l’édification d’une Nation Unie et indivisible dans la satisfaction des masses populaires. Elle a fourni des cadres dans plusieurs Secteurs des Entreprises et Sociétés d’Etat, aux Représentations Diplomatiques – Plusieurs cadres nationaux maliens : économistes, agronomes, médecins ont été formés sur bourses de l’UNTM.

Du 5 au 7 Janvier 1963 : 1er Conférence des Syndicats Maliens pour définir un plan d’action et préparer le Congrès Constitutif de l’UNTM.

Du 26 au 30 Juillet 1963 : Congrès Constitutif de l’UNTM. Etaient présents : (700) délégués Nationaux et plusieurs invités étrangers. Organisés jadis sur des bases corporatistes, les Syndicats du Mali seront dorénavant restructurés sur la base de la Production Douze (12) Syndicats Nationaux (Fédération de branches) se substitueront aux trente-deux (32) Syndicats d’alors.

Sous le Régime de l’US-RDA

La défense des intérêts des travailleurs est intimement liée à la défense des intérêts supérieurs du peuple « les syndicats du Mali ont conscience que leurs intérêts se confondent dans l’intérêt général du Mali » pouvait lire dans le préambule des statuts de l’UNTM. Donc, il s’agissait pour les syndicats dans la défense des intérêts matériels de:

Dans la défense des intérêts moraux :

Au plan national, les dirigeants syndicaux ont leurs mots à dire dans la prise des décisions sur les grandes questions, exprimant ainsi la volonté des travailleurs, d’où l’humanisation des relations professionnelles, l’exaltation du statut de citoyen en chaque travailleur sur le lieu de travail, et sur la scène politique, gouvernementale.

Sous le régime du CMLN

Le renversement du régime de l’USRDA, d’obédience socialiste par le Comité Militaire de Libération Nationale conduite par Moussa TRAORE, entraîne une réorientation des objectifs du syndicalisme, vus différemment par les Militaires au pouvoir d’une part, et par les responsables syndicaux d’autre part, membres du Comité Consultatif Provisoire (C.C.P.)

Pour les Militaires au pouvoir

« Le 1er Mai 1969 doit marquer le début d’une nouvelle ère dans l’histoire du syndicalisme malien », disait le Président du CMLN. Ses objectifs aux yeux du CMLN sont :

. « Soutenir les efforts de redressement économique et financier entrepris par le CMLN.

. « Le travail avec conscience, la recherche persévérante des méthodes capables d’augmenter les réalités nationales doivent constituer……le mot d’ordre du mouvement syndical » a-t-il ajouté.

. L’arrêt de la politisation du syndicalisme d’où « la mise en garde contre ceux qui, sous le couvercle du syndicalisme seraient tentés d’entraîner les travailleurs, dans des aventures politiques sans lendemains ».

Pour les responsables du CCP

Au Plan Syndical.

Au plan politique

Les syndicats, selon le CCP œuvrentpour :

. Le retour à une vie constitutionnelle normale, en l’absence d’organisation politique crédibles, d’une société civile structurée, et le droit de s’exprimer sur tous les aspects de la vie nationale

. l’indépendance du mouvement syndical malien vis-à-vis des partis politiques, des pouvoirs publics.

Au plan économique et financier.

Il s’agit de :

. œuvrer pour des augmentations de salaires, pour des avancements réguliers « Tout travailleur a le droit de recevoir un salaire minimum, lui assurant non seulement sa subsistance, mais aussi une vie décente.

Avec l’avènement de la CCSM avec Seydou DIALLO, les objectifs ne changent pas mais le syndicat s’accommode du pouvoir militaire. Il s’agit de :

- Faire le syndicalisme de participation responsable, déclaré officiellement

- De négocier donc les augmentations de salaires, les avancements, les congés.

Sous le régime de l’UDPM

La création du parti unique constitutionnel, n’a pas fait également rejeter les objectifs assignés à l’UNTM par les responsables du CCP. Mais son Bureau Exécutif National, tout en conservant le syndicalisme de participation responsable se donnait comme essentiel :

Sous la IIIe= République

Le syndicalisme de participation responsable, en l’absence d’un parti unique n’était plus envisageable. Le pluralisme syndical imposé par les premières autorités pour des fins d’opportunisme politique, a introduit à l’UNTM des objectifs plus professionnels plus sociaux que politiques d’où l’engagement à :

Améliorer sans cesse la situation matérielle et morale des travailleurs par :

Assurer à travers la mission représentative, la prise en compte des opinions des travailleurs sur la scène nationale et dans le fonctionnement des services et entreprises d’où :

Veiller au renforcement de l’économie nationale par l’engagement des travailleurs à :

Contribuer au renforcement de la démocratie nationale par :

2. OBJECTIFS

3. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE:

L’UNTM regroupe en son sein Treize (13) Syndicats Nationaux, huit (8) Unions Régionales, Quarante neuf (49) Unions Locales, l’Union des Travailleurs Maliens de France (UTMF).

LES ORGANES SONT :

- Le Bureau du Comité d’Entreprise ou de Service ;

- Le Bureau de la Coordination Syndicale de l’Arrondissement ;

- Le Bureau de l’Union Locale ;

- Le Bureau Exécutif de l’Union Régionale ;

- Le Bureau Exécutif des Syndicats Nationaux ;

- Le Bureau Exécutif de l’UNTM ;

- La Commission de Contrôle ;

- La Commission de Discipline.

LES INSTANCES SONT :

- L’assemblée Générale de Comité ;

- La Conférence de Coordination de l’Arrondissement ;

- La Commission Administrative ;

- La Conférence Régionale ;

- Le Conseil Central ;

- Le Congrès.

LES STRUCTURES SONT :

- Le Comité d’Entreprise ou de Service ;

- La Coordination de l’Arrondissement ;

- L’Union Locale ;

- L’Union Régionale ;

- L’Union des Travailleurs Maliens de France ;

- Les Syndicats Nationaux.

3.1 Les Instances – organes de la centrale au niveau national

Comme dans toute organisation syndicale, le congrès est l’instance suprême de l’UNTM y sont prises toutes les décisions relatives :

- bilan du placement des cartes, et perception des cotisations

- bilan des recettes et dépenses vues en chapitres.

- Propositions d’améliorations.

- comme les membres du Conseil Central

- comme de la Commission de Contrôle (finances et activités)

-ceux de la commission de discipline (examen et règlement des litiges)

- qui lui adressent un rapport de mandat à sa prochaine session ordinaire.

Si le congrès est extraordinaire, il ne peut dépasser un seul point d’ordre du jour.

Les procédures de convocation du congrès sont précisées dans les Statuts et Règlement Intérieur.

3.1.1.  Le Conseil Central est l’instance suprême entre deux congrès

Il regroupa les délégués de toutes les structures. C’est lui qui élit les membres de l’exécutif national lesquels sont responsables devant lui.

3.1.2  Le Bureau Exécutif National

C’est un organe à composition intersyndicale nationale. Il est chargé de l’exécution et de la superstition des activités au quotidien. Il coordonne et donne des instructions pour le fonctionnement des structures. Il assure la fonction représentative auprès des autorités et institutions nationales avec lesquelles il entretient le dialogue social ou national. Il est le moteur de l’activité syndicale qu’il oriente au plan politique, comme au plan stratégique pour l’aboutissement des directives émises par le congrès, et recommandées par le Conseil Central. Il se réunit une fois par semaine. Sa permanence est assurée par un Secrétaire Général et deux adjoints, ainsi que par deux secrétaires administratifs. Le Secrétaire constitue une direction collégiale.

3.1.3  Les Commissions

3.2  Les instances – organes au niveau régional

3.2.1  Les Unions Régionales

Dans chacune des régions administratives existe une union interprofessionnelle dénommée Union Régionale. Elle supervise et coordonne par l’intermédiaire d’un bureau exécutif régional les activités et directives émanant du Bureau National. L’instance des unions régionales est la Conférence Régionale, qui est l’équivalente du Conseil Central.

La conférence régionale regroupe les Divisions des Syndicats Nationaux ainsi que les Divisions des cercles.

Les Divisions sont, dans la région le prolongement des Sections Nationales des Syndicats Nationaux, ou, dans certains cas, elles représentent directement leur Syndicat National, sans l’intermédiaire d’une Section : cas du SNEC.

3.2.2  Les Unions locales

Les 52 cercles du pays, abritent chacune une union locale, qui a aussi un caractère inter-professionnel. Le bureau de l’union a essentiellement un fonction de mobilisation qui touche les arrondissements et les villages. Il est installé par une conférence locale, regroupant les délégués venant des arrondissements, ou venant des divisions professionnelles présentes dans le cercle.

3.2.3  Les coordinations d’arrondissement

Elles sont formées par les subdivisions, qui elles-mêmes, sont le prolongement des Divisions professionnelles dans les cercles. Elles veillent à porter les mots d’ordre dans tout village où il y a des travailleurs salariés : animateurs agricoles, enseignants, infirmiers etc.…

Ce sont les structures, instances et organes de l’UNTM au plan horizontal. A chaque niveau, le caractère inter-professionnel, déterminé par les implantations des syndicats nationaux, est de mise.

3.3 Structures – organisations au Plan Vertical

Depuis le congrès des 24-28 juillet 1963, l’UNTM a compté dans ses compositions, 12 Syndicats Nationaux. Depuis 2001, un 13ème Syndicat National regroupant les travailleurs des sociétés de gardiennage a vu le jour, et s’est affilié à la Centrale historique. Il faut noter que de structures syndicales des banques y figurent. Il s’agit du SYNCAB, membre traditionnel, et du SYNABEF résultant d’une scission du SYNCAB.Chaque Syndicat National est en fait une union professionnelle.L’instance suprême des Syndicats Nationaux est le Congrès.Entre deux congrès, il y a le Conseil National qui met en place le Bureau ExécutifLe congrès met en place la Commission de Contrôle.

Dans le District de Bamako, se trouvent essentiellement les Sections, dont certaines ont une dimension nationale, leurs prolongementssont les divisions et les subdivisions. (Ce n’est pas le cas du SNEC).

Les Sections sont le regroupement des Comités syndicaux, installés dans les services et entreprises. Celles du SNEC n’ont pas leur prolongement à l’intérieur du pays, elles se limitent au District.

Mais tous les Syndicats Nationaux ont des Divisions dans les régions, et dans les cercles, et des subdivisions dans les arrondissements.Quels que soient les particularités, le Comité syndical de service, ou d’entreprise est la structure de base. Son instance est l’Assemblée Générale qui met en place un bureau de comité.

Tous les comités veillent dans leur domaine respectif, à l’application correcte des mots d’ordre, des décisions venant des Syndicats Nationaux, des Sections et Divisions, des Bureaux des Unions Régionales, des Unions Locales ou des coordinations d’arrondissement. Ils suscitent la vigilance des travailleurs, dénoncent les pratiques nocives, veillent à la sauvegarde des biens publics, de l’économie nationale.