Des conditions de travail décentes

Catégorie : Droit
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De tout temps, le mouvement syndical s’est efforcé d’améliorer les conditions des travailleurs et des travailleuses, et ce, autant dans les milieux de travail en négociant de meilleures conventions collectives que dans l’arène politique en revendiquant de meilleures lois. Au fil de son histoire, le mouvement syndical a remporté d’importantes victoires.

1. Des normes minimales pour tous les milieux de travail

Les normes du travail incluent, entre autres, des dispositions sur le salaire minimum, l’interdiction du travail des enfants, la journée de travail de huit heures, les modalités pour les heures supplémentaires, l’interdiction du harcèlement et la responsabilité pour les employeurs de le faire cesser. Même si certains employeurs ne respectent pas la loi dans son entièreté, elles offrent tout de même une protection minimale contre les abus.

Dans certains secteurs où la concurrence est vive, la convention collective permet d’établir des conditions minimales de travail plus élevées que celles que l’on trouve dans la Loi sur les normes du travail. Ainsi, la compétition entre les entreprises ne s’effectue pas sur le dos des personnes salariées.

2. L’équité salariale

Après des années de revendications et de mobilisations de la part des femmes dans les syndicats, les écarts salariaux dus à la discrimination systémique fondée sur le sexe envers les personnes occupant des emplois dans des catégories d’emplois à prédominance féminine doivent cesser. À travail équivalent (ou de valeur égale), on doit accorder un salaire égal. Les militantes syndicales tout comme les syndicats ont joué et continuent de jouer un rôle très important dans l’application du code de travail malien, tant pour atteindre l’équité salariale que pour la maintenir une fois qu’elle est atteinte, notamment grâce à leur présence dans les comités d’équité salariale ainsi qu’à leur approche proactive pour que les milieux de travail soient plus équitables.

3. Des milieux de travail plus sécuritaires

Bien qu’un régime d’indemnisation des victimes d’accident du travail soit en vigueur dans le code de travail, l’UNTM a toujours milité pour que le gouvernement mette l’accent sur la prévention, puisqu’un accident de travail en est toujours un de trop. Elle oblige les employeurs à prévenir les accidents, permet aux travailleuses de refuser le travail dangereux et reconnaît les maladies professionnelles, et autorise le retrait préventif pour les femmes enceintes et allaitantes. Malgré ces acquis, beaucoup d’efforts restent à faire pour des milieux de travail véritablement sécuritaires et la reconnaissance de toutes les maladies professionnelles.

4. Des avancées dans les milieux de travail

En plus de réclamer de meilleures conditions pour l’ensemble des milieux de travail, les syndicats locaux sont en mesure, grâce à leur rapport de force, d’améliorer celles de leurs membres. Pensons aux assurances collectives qui permettent de se protéger contre certains imprévus comme la maladie, les accidents ou le décès. De plus, on voit apparaître des mesures pour mieux concilier le travail et les responsabilités familiales.